Prélude d’une nouvelle aventure

Salut à tous !

Cela fait plusieurs mois que je ne donne plus de nouvelles du nouveau projet. Il continue d’avancer à son rythme et j’espère toujours le boucler fin 2020.
Je vous avais donné quelques détails techniques mais rien sur le contexte, sur l’univers. Cet article va quelque peu y remédier car voici les premiers textes qui vous plongeront dans cette nouvelle aventure.

(Ces textes vont peut-être évoluer durant le processus de création, mais ils donnent bien le ton).

* * *

Il court dans une ruelle…
Il pense encore se trouver à la cité médiévale de Carcassonne. Certes, il s’étonne de la découvrir si vaste. Il est parvenu à s’y perdre et il n’en voit pas le bout, mais en cet instant, cela l’arrange.

Lui, c’est François Malvenne, un magouilleur de vocation. Du haut de ses trente ans, il peut s’enorgueillir de quelques bons coups juteux, Mais ces derniers temps, ses affaires se gâtent. Il a ressenti le besoin de prendre un peu de recul. Qui sait si le charme de Carcassonne ne lui aurait pas fourni l’idée lumineuse capable de changer un fiasco en opportunité. Et puis il avait remarqué ces types patibulaires. On le suivait. Des gens avaient perdu beaucoup d’argent dans cette histoire…

Il franchit un angle de la ruelle puis, le souffle court, s’adosse contre le mur. Il commence à avoir un point de côté. Il risque un regard derrière lui et ne voit personne. Il tend l’oreille et n’entend rien qui puisse suggérer qu’on le poursuive encor. Parfait, mais il n’est pas encore tiré d’affaire. Il s’autorise un moment de repos et songe à la suite.

Les types vont probablement l’attendre à la sortie de la cité médiévale. Il lui faut trouver un moyen d’atteindre sa voiture en un seul morceau. Y a-t-il plusieurs sorties ? Il regarde autour de lui en cherchant à s’orienter.
Et c’est là qu’il réalise enfin que quelque chose cloche.

Il fait presque nuit. Aurait-il couru des heures sans s’en rendre compte ? Absurde ! C’était le milieu d’après-midi quand la course-poursuite avait débutée. Et il n’avait couru que cinq minutes au grand maximum. Il avait bien perçu un changement à un moment donné, cette soudaine pénombre, le fond de l’air plus humide, mais il avait tout mis sur le compte de l’étroitesse de la ruelle.

Il retrouve son souffle. Son point de côté s’est estompé. Troublé, il décide de poursuivre dans la ruelle. Tout va s’expliquer d’ici peu, il en est à peu près certain. Il commence à entendre la rumeur d’une foule en activité. Il arrive à un portail. Derrière, il voit une rue plus large sur laquelle donne d’autres portails, d’autres ruelles. Le portail n’est pas verrouillé, il l’ouvre, le franchit et le laisse se refermer derrière lui. Puis il se tourne dans la direction des voix…

– Merde… murmure François sous le choc d’une vision incroyable.
Là, au bout de la rue, au-delà d’une arche sur laquelle on peut lire « Quai des Dalles », se trouve ce qui ressemble beaucoup à un port. Et pas un port ordinaire en plus ! Trop de détails partent à l’assaut de sa raison pour qu’il puisse sur l’instant les appréhender.

– Merde, répète-t-il en s’adossant à la grille maintenant close.
Les types patibulaires de tout à l’heure ont déserté ses préoccupations. Il nage en plein délire. Comment a-t-il pu se retrouver ici ? Est-ce une sorte de reconstitution historique ? Mais le ciel ? Comment expliquer ce crépuscule ?

Quelqu’un franchit une autre grille et passe devant lui d’un pas pressé. François distingue à peine plus que sa silhouette, il fait très sombre ici. Il finit par sortir de son hébétude. Il doit comprendre où il est et pour cela, il doit en voir davantage.

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